Maimmo Conseil

Bâtiments tertiaires

Foire aux questions

Le décret tertiaire, aussi appelé « dispositif Éco Énergie Tertiaire », est une obligation réglementaire issue de la loi ELAN. Il vise à réduire progressivement les consommations d’énergie des bâtiments à usage tertiaire afin de lutter contre le changement climatique et d’améliorer la performance énergétique du parc de bâtiments tertiaires en France.

Sont concernés tous les bâtiments, parties de bâtiments ou ensembles de bâtiments à usage tertiaire (bureau, services publics, enseignement, hôtellerie, commerces, médico-social, résidence de tourisme/loisir, etc) dont la surface de plancher dédiée aux activités tertiaires est supérieure ou égale à 1 000 m².

Cela s’applique aussi bien aux bâtiments publics qu’aux bâtiments privés, qu’ils soient à usage unique ou mixte, à condition que la surface cumulée soit suffisante.

Oui. Lorsqu’un bâtiment comporte plusieurs usages, seules les surfaces à usage tertiaire sont concernées par le décret, à condition que leur surface cumulée atteigne 1 000 m².

La responsabilité est partagée.
Le propriétaire et le ou les occupants doivent coopérer pour la transmission des données et la mise en œuvre des actions nécessaires à la conformité.

Les bâtiments tertiaires doivent atteindre au moins l’un des deux objectifs suivants :

  • une réduction de la consommation énergétique de

    • –40 % en 2030

    • –50 % en 2040

    • –60 % en 2050

  • ou l’atteinte d’un niveau de consommation fixé par arrêté, exprimé en valeur absolue.

Les principales échéances sont fixées à 2030, 2040 et 2050, avec une obligation de déclaration annuelle des consommations sur la plateforme OPERAT.

Le plan de valorisation est une étude complète qui transforme un immeuble « passoire thermique » (classé E, F ou G) en opportunité rentable. Nous analysons :

  • Les travaux de rénovation énergétique nécessaires
  • Les aides financières mobilisables
  • Le coût global et le reste à charge
  • La rentabilité (location ou revente)
  • Les options de mise en copropriété pour revente à la découpe

Objectif : Maximiser la valeur de votre bien tout en rassurant les acquéreurs potentiels.

Oui. Des modulations d’objectifs peuvent être demandées, notamment en cas de :

  • contraintes techniques,

  • contraintes architecturales ou patrimoniales,

  • disproportion manifeste entre les coûts des travaux et les bénéfices attendus.
    Ces modulations doivent être justifiées et documentées.

La conformité est prouvée par la déclaration annuelle des consommations énergétiques sur la plateforme OPERAT, qui calcule automatiquement l’atteinte (ou non) des objectifs réglementaires.

Oui. Les obligations liées au décret tertiaire sont attachées au bâtiment, indépendamment du propriétaire ou de l’exploitant. En cas de vente ou de changement d’occupant, les obligations demeurent.

Non, l’audit énergétique n’est pas obligatoire pour répondre aux obligations du décret tertiaire.

En revanche, il constitue un outil fortement recommandé pour définir une stratégie de réduction des consommations et identifier les actions les plus efficaces.

Non. La déclaration sur la plateforme OPERAT repose sur les données de consommation énergétique réelle du bâtiment. L’audit énergétique n’est pas exigé pour effectuer cette déclaration.

Le suivi des consommations permet de mesurer et déclarer les usages énergétiques, tandis que l’audit énergétique analyse le bâtiment et propose des scénarios d’amélioration. Les deux démarches sont complémentaires mais distinctes.

Non. Le DPE n’est pas adapté au décret tertiaire. Il ne permet ni de suivre les consommations réelles, ni de définir une trajectoire de réduction conforme aux objectifs réglementaires.

Oui. Un audit énergétique peut être utilisé comme élément technique justificatif dans une demande de modulation, notamment en cas de contraintes techniques ou économiques.

L’audit énergétique doit être réalisé par un professionnel qualifié, tel qu’un bureau d’études ou un auditeur spécialisé, disposant des compétences exigées par la réglementation. Pour les bâtiments tertiaires, la qualification OPQIBI 1905 (audit énergétique des bâtiments) est une référence reconnue, garantissant la capacité du prestataire à réaliser un audit conforme aux exigences techniques et méthodologiques.

Maimmo Conseil est, par exemple, un bureau d’études disposant de cette qualification.

L’audit peut être réalisé à tout moment, mais il est particulièrement utile en amont pour définir une stratégie de mise en conformité, prioriser les actions et anticiper les échéances réglementaires.

Oui. Les bâtiments tertiaires peuvent bénéficier de dispositifs d’aides, principalement les Certificats d’Économies d’Énergie (CEE), ainsi que, selon les territoires et les projets, de certaines aides locales ou spécifiques.

Oui. Les CEE sont accessibles aux bâtiments tertiaires, qu’ils soient publics ou privés, à condition que les travaux réalisés soient éligibles et permettent une amélioration mesurable de la performance énergétique.

Oui, le cumul des CEE avec d’autres aides est possible, sous réserve de respecter les règles propres à chaque dispositif et d’éviter tout double financement pour une même dépense.

Oui. Les investisseurs privés peuvent bénéficier des aides à la rénovation énergétique des bâtiments tertiaires, notamment des CEE, dès lors qu’ils respectent les critères d’éligibilité.

Les demandes d’aides doivent être déposées avant le démarrage des travaux. Tout engagement de travaux préalable entraîne, dans la majorité des cas, la perte du droit aux aides.

Oui, certaines aides, notamment dans le cadre des CEE ou de dispositifs spécifiques, peuvent contribuer au financement d’études énergétiques, sous conditions et selon la nature du projet.

Call Now Button